KEES VAN DONGEN (1877-1968)

KEES VAN DONGEN (1877-1968)
KEES VAN DONGEN (1877-1968)
KEES VAN DONGEN (1877-1968)
KEES VAN DONGEN (1877-1968)
KEES VAN DONGEN (1877-1968)
KEES VAN DONGEN (1877-1968)
KEES VAN DONGEN (1877-1968)
KEES VAN DONGEN (1877-1968)
KEES VAN DONGEN (1877-1968)
KEES VAN DONGEN (1877-1968)
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KEES VAN DONGEN (1877-1968)
KEES VAN DONGEN (1877-1968)


Biographie

Kees van Dongen né le 26 janvier 1877 à Delfshaven dans la banlieue de Rotterdam. Artiste français d'origine néerlandaise, il débute sa formation en 1892, à l'Académie Royale des Beaux-Arts de Rotterdam. À dix-huit ans, il peint deux toiles, "Autoportrait bleu" et "La Chimère pie" qui témoignent de son indépendance à l'égard de l'enseignement académique.

En 1897 il séjourne pour la première fois à Paris et s'y installe définitivement en 1900. Très lié avec les peintres Ten Cate et Luce, il rencontre, par leur intermédiaire, le critique Félix Fénéon qui préface sa première exposition chez Ambroise Vollard. Parallèlement, Van Dongen collabore à plusieurs journaux illustrés par le biais de dessins. En 1906, il s'installe avec sa femme, Augusta Preitinger, et leur fille, au Bateau-Lavoir dans un atelier proche de celui de Picasso. À Montmartre, où il rencontre également Derain il est séduit par la verve populaire et la vie de bohème.

À cette période Van Dongen se rattache pleinement à l'esthétique du fauvisme dont il devient l'un des représentants majeurs et l'un des plus originaux, en prenant pour motif principal de ses recherches sur la couleur la figure humaine et le nu féminin en particulier, auquel il donne une connotation plus érotique.L'artiste devient l'artificier du fauvisme, par son traitement de la couleur. Celui-ci la régénère lors de ses voyages au Maroc, en Espagne et en Egypte au début des années 1910 où il réinvente l'Orient.Il poursuit cette voie au-delà de 1907, année où le mouvement se disloque pour atteindre vers 1911-1914 une radicalisation de son propos en définissant ses personnages par grands aplats monochromes. Des expositions lui sont consacrées dans les plus importantes galeries parisiennes du moment : Druet, Kahnweiler, Bernheim-Jeune, Berthe Weill. La liaison qu'il entame avec Jasmy Jacob, à partir de 1917, oriente sa carrière dans une voie plus mondaine : il fréquente assidûment une société élégante dont il devient le portraitiste attitré. C'est le Paris des « années folles » que Van Dongen qualifie de « période cocktail ».

Il se consacre alors exclusivement à cette nouvelle élite parisienne : hommes et femmes de lettres, stars du cinéma et de la scène, aujourd'hui oubliés, annonçant avec quarante ans d'avance l'univers des « beautiful people » d'Andy Warhol. La pose est outrée, le costume et l'accessoire théâtralisés révélant le factice de ses personnalités qui n'existent qu'à travers leur rôle.

Il reçoit en 1926 la Légion d'honneur, au moment où se multiplient les expositions de ses oeuvres aussi bien en France qu'à l'étranger, lui assurant un succès grandissant et les commandes de portraits des plus illustres modèles, flattés par des représentations résolument naturalistes, d'une facture brillante et enlevée. En novembre 1941, il participe à un voyage d'étude organisé par Arno Breker dans l'Allemagne nazie. Accompagné de Despiau, Vlaminck, Derain, ou encore Dunoyer de Segonzac, la visite sera très critiquée à l'époque. Parallèlement, il complète son oeuvre d'illustrateur commencée dans les journaux au début du siècle et poursuivie avec des ouvrages connus comme "Les lépreuses" de Henri de Montherlant ou "La princesse de Babylone" de Voltaire.

Il meurt le 28 mai 1968 dans la villa du Bateau-Lavoir, à Monte-Carlo, un an après l'exposition rétrospective que lui avait consacrée le Musée National d'Art Moderne à Paris. Le succès de Van Dongen qu'on peut comparer à celui d'un Foujita et sa participation aux avant-gardes en font un artiste singulier, qui fascine encore par sa verve et sa liberté.





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